Un gros bill de 100!
Pourquoi est-ce que les gens qui paient avec des billets de 100$ se sentent toujours obligés de garrocher leur argent sur le comptoir d’un air désinvolte au lieu de le placer dans ma main? Ressentent-ils un power trip à voir leur caissière devoir ramasser leur fortune de sur le comptoir? Veulent-ils montrer à tout le monde qui entoure ledit comptoir à quel point ils sont fortunés et comment EUX, prennent leur argent à la banque en bills de 100, et non dans un vulgaire guichet automatique comme n’importe quel plébéien? Pourquoi est-ce que je n’ai jamais encore vu quelqu’un qui me donne un 100 avec un minimum de classe?
13/05/2007 à 1:20 am
Le guichet de ma banque donne des billets de 50 $ et j’imagine qu’il donne parfois des billets de 100 $.
Je n’ai jamais travaillé en tant que caissier, mais je comprends que ce geste doit agacer. J’imagine qu’ils doivent, en effet, se sentir riches. De pauvres gens selon moi.
13/05/2007 à 8:06 pm
Parce que tu ne travaillais pas au Costco d’Anjou cet après-midi, endroit où j’ai payé avec deux billets de cent, en les tendant tout normalement à la caissière, sans m’étaler. Même que ça me gêne de payer en 100$, mais cadeau de ma maman oblige…
15/05/2007 à 9:41 am
Oui je te comprends très bien la Fille là dessus! J’ai été caissière longtemps en premier dans une papetrie, dans un Rona et dans un Winners… et je dois dire que la façon de me remettre le bill de 100 diffère selon la clientèle! Oui oui! Étude à l’appui!!
En fait, à la papetrie c’était rare, mais les mères (grande majorité) qui venaient payer les livres de leurs enfants avec des 100$ se foutaient autant du fait qu’elles avaient des bills de 100$ que du nombre de crayons rouges que leur enfant achetait. On dirait que l’argent n’avait pas d’importance pour elles. Au Rona, c’était définitivement un signe de puissance pour m’impressionner en tant que petite caissière à peine majeure ou les clientes derrière le client (masculin majoritaire). Les gars de la construction en faite, pichait n’importe quel bill (5, 10, 20, 50, 100), toujours merveilleux pour une caissière qui doit tout replacer dans sa caisse.
Et au Winners, je dois dire que les gens achetaient vraiment à crédit, les vêtements étant la plupart du temps une dépense superficielle. Sinon, le 100$ était plutôt rare, sauf dans la période du retour en classes. Il était vraiment garoché cette fois parce que les mères trouvaient que ça coûtait trop cher… et tu es chez Winners là là!
Voilà l’étude 101 de mes nombreuses années (pénibles!) au service de la clientèle!